lundi 17 mars 2014


UN  VENDREDI NOIR POUR LES SALARIES...


Force Ouvrière  signe l’avenant 2014 à la convention collective de la sidérurgie du 21 novembre 2001.

 
 MAIS, il ne s’appliquera pas puisque la CFE-CGC et FO, seuls signataires, représentent 27,50%. Il faut avoir au moins 30% de représentativité pour qu’il s’applique …

 

Ce que vous avez perdu : démonstration chiffrée

 

Prime de vacances :

Le montant pour l’année 2014, devait être porté à  800 €.

Rappel : montant de la prime en 2007 ð 675€ plus 17,8% en 7 ans.

 

Chaque salarié a perdu 5 €uros pour cette année.

 


Prime d’ancienneté :

A compter du 1er avril 2014, la valeur du point aurait dû être de 4,65 € soit + 0,8%

Exemple de perte pour un salarié en continu coef : 285, 30 ans d’ancienneté (19%)

 

4,65X1,22X285X0,19= 307,19 soit 2,64€/mois donc 31,71€/an

 

Le point restera à 4,61 €, chaque salarié pourra calculer sa perte pour 2014.

 

Prime de panier

Indemnité de panier (13,40€ brut soit 11,79€ net) remplacée par une indemnité de restauration sur le lieu de travail. Le montant de l’indemnité unique de restauration est fixé à 4,47 € par poste de travail SANS COTISATIONS SOCIALES

 

 
PANIER
VALEUR BRUTE
VALEUR NETTE
NOMBRE JOURS ANNUELS
INDEMNITE NETTE 2014
REGIME
2013
13,40 €
11,79 €
4,47 € NET/JOUR
PERTE ANNUELLE
1X8
NEANT
0 €
0 €
201
898,47 €
898,47 €
2X8
NEANT
0 €
0 €
201
898,47 €
898,47 €
3X8
67
897,80 €
789,93 €
200
894,00 €
104,07 €
4X8
66
884,40 €
778,14 €
197
880,59 €
102,45 €
5X8
63
844,20 €
742,77 €
188
840,36 €
97,59 €

 
Frais de transport (ex Indemnité d’éloignement) +0,5%

Exemple de perte pour un salarié en continu habitant à 60 km de l’usine

0,09X188= 16,92€/an

 

Barèmes Annuelles Garantis (B.A.G) : Evolution de 1,1%.

 

Niveau
Coefficient
B.A.G. 2014
B.A.G. 2013
€uro perdu
I
140
17 532
17 341
191
I
145
17 554
17 363
191
I
155
17 565
17 374
191
II
170
17 636
17 444
192
II
180
17 973
17 777
196
II
190
18 359
18 159
200
III
215
19 044
18 837
207
III
225
19 396
19 185
211
III
240
19 910
19 693
217
IV
255
20 461
20 238
223
IV
270
21 450
21 217
233
IV
285
22 434
22 190
244
V
305
24 037
23 775
262
V
335
26 288
26 002
286
V
365
28 316
28 008
308
V
395
30 366
30 036
330

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Chaque nouvel embauché pourra calculer sa perte pour 2014.

 

Salarié(e)s, vous pouvez calculer le gain que vous auriez pu avoir si les syndicats CFDT, CGT et CFTC avaient signé l’accord GESIM 2014. Ceux-ci ont estimé que votre perte est une miette, la CFDT et la CFTC n’ont pas daigné venir à la 3ème réunion. FO n’est pas sûre que cette proposition soit renouvelée par les employeurs en 2015. Dans tous les cas, une année perdue n’est jamais rattrapée.

 

Chaque Salarié pourra calculer ses miettes !







vendredi 7 mars 2014

CONTRE LE PACTE DE RESPONSABILITÉ : APPEL DÉPARTEMENTAL FO, CGT, CNT :

 

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE MARDI 18 MARS
 

 
CONTRE LE PACTE DE RESPONSABILITÉ, POUR LA SÉCURITÉ SOCIALE, LES SERVICES PUBLICS, POUR L’EMPLOI ET L’AUGMENTATION DES SALAIRES
 
 
Manifestation à Metz, 14H30 Place Mazelle
 
 
Les organisations syndicales CGT, FO, CNT de Moselle rejettent, comme leurs Confédérations ou organisations nationales, le pacte de responsabilité proposé par le gouvernement pour le bénéfice exclusif du patronat.

Ce pacte est une nouvelle traduction des politiques d’austérité menées par le gouvernement au nom du traité budgétaire européen. Son objectif est dans ce cadre exclusivement de réduire les dépenses et les déficits publics et de baisser le coût du travail au prétexte d’une meilleure compétitivité des entreprises.
 

- Après la loi du 14 juin 2013 qui a introduit plus de flexibilité et plus de précarité en matière de droit du travail et de droit sociaux,
- Après l’allongement de la durée de cotisations à 43 années qui rend de plus en plus lointaine la possibilité de prendre sa retraite, et de plus en plus certaine l’augmentation de la précarité pour les salariés les plus âgés,
Le chef de l’État et le gouvernement continuent sans état d’âme à prodiguer largesses et cadeaux fiscaux et sociaux aux entreprises ; cadeaux qu’ils vont faire payer aux travailleurs et à leurs familles par la remise en cause de la Protection sociale et des Services publics et par la dégradation de leur pouvoir d’achat.
En effet, au travers de la suppression de la cotisation patronale d’allocations familiales, ce sont 30 milliards d’euros qui devront être supportés d’une manière ou d’une autre par les salariés : de la même manière par exemple que les 20 milliards du CICE qui sont ou seront financés à hauteur de 10 milliards d’euros par l’augmentation de la TVA.
En expliquant qu’il fallait réduire le coût du travail et dans le même temps en finir avec « les excès et les abus de la Sécurité sociale », le président de la République a décidé de porter un coup fatal à la Sécurité sociale, celle issue du Conseil national de la résistance : la Sécurité sociale qui permet à tous les travailleurs et leurs familles de faire face aux aléas de la vie en fonction de leurs besoins et de contribuer à la solidarité ouvrière en fonction de leurs moyens.
Ce cadeau de 30 milliards accordé aux entreprises est un nouveau hold-up commis conjointement par le gouvernement et le patronat sur le salaire différé qui est le pilier de la Protection sociale. De la même manière la réduction de 50 milliards des dépenses publiques programmée est un véritable coup de massue sur les Services publics, les fonctionnaires et les travailleurs.
Les organisations syndicales FO, CGT, CNT de Moselle considèrent qu’il faut en finir avec cette logique libérale du gouvernement et du patronat, qu’il faut stopper à tout prix cette politique de baisse du coût du travail, de destruction budgétaire qui va accentuer les coupes claires dans l’ensemble de la Fonction publique, d’État, hospitalière et territoriale, et qui surtout va rendre impossible toute croissance et de ce fait augmenter de manière considérable les destructions d’emplois et le chômage.
Alors que les salariés et militants syndicalistes s’opposent à cette politique d’austérité, ils ne cessent de subir la répression de l’État et du patronat. C’est pourquoi les organisations syndicales de Moselle revendiquent l’amnistie sociale, civile et pénale pour les militants menacés. Rappelons que les voyous ne sont pas les travailleurs qui combattent, mais bien les patrons qui profitent !
Pour les organisations syndicales de Moselle FO, CGT, CNT il n’y a pas d’autre issue que de construire le rapport de force et préparer les conditions de la grève interprofessionnelle.
Dans ce cadre, elles appellent leurs syndicats à s’inscrire résolument dans le mouvement du 18 mars 2014, à se rencontrer pour définir leurs cahiers de revendications et à appeler à la grève dans toutes les entreprises et administrations de Moselle :

- Contre l’austérité et le pacte de responsabilité gouvernement/patronat ;
- Contre la baisse du coût du travail ;
- Pour la défense de la Sécurité sociale de 1945 et la défense des Services publics ;
- Pour l’arrêt des suppressions d’emplois ;
- Pour l’augmentation des salaires, des pensions, des revenus de remplacement et des minima sociaux.

Les organisations syndicales FO, CGT, CNT appellent tous les salariés en grève le 18 mars à se rassembler dans leurs entreprises ou administrations et à rejoindre la manifestation départementale à Metz :

 
Manifestation à Metz Mardi 18 mars 2014  
départ 14 heures 30 de la place Mazelle
 
 
 
 
 

« Pacte de responsabilité » :

 un marché de dupes

 
             
A l’issue de la réunion du 5 mars 2014, Force Ouvrière a dénoncé le marché de dupes qui résulte du « relevé de conclusions » signés par 3 organisations syndicales et le patronat.
Les masques tombent : si le Medef arbore fièrement sur le revers de sa veste 1 million d’emplois, il ne prend même pas la peine de l’inscrire dans les textes en termes de créations nettes. Le « relevé de conclusions » ne contient en effet aucun engagement chiffré sur la création d’emplois ou les salaires.
Le texte demande « poliment » aux branches professionnelles d’ouvrir des négociations ou des discussions.
Mais,
- que se passe-t-il si les branches n’arrivent pas à conclure ? RIEN
- que se passe-t-il si les engagements pris ne sont finalement pas tenus ? RIEN
- le texte parle-t-il de conditionner les aides à la création nette d’emplois ou à des augmentations de salaires ? NON
- Le texte évoque–t-il une réversibilité des aides à défaut de création nette d’emplois ? NON
Alors que la France compte plus de 5 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, que la croissance est atone et la consommation des ménages est en baisse, les pouvoirs publics s’apprêtent encore à faire cadeau de plusieurs milliards d’euros aux entreprises.
C’est pourquoi face à la vague néolibérale, une autre politique est possible. Elle passe, notamment, par la relance du pouvoir d’achat, le développement des services publics, le développement de véritables investissements industriels et donc de la fin des politiques d’austérité.
C’est pourquoi, Force ouvrière appelle à la mobilisation de tous les travailleurs, lors de rassemblements et grèves le 18 mars prochain.