mercredi 2 décembre 2015

«Metafensch» pas prêt avant le printemps 2016



UCKANGE - Promis alors que les hauts-fourneaux de Florange refroidissaient à peine, l'institut de recherche public sur la sidérurgie a pris du retard...





 Alors que François Hollande promettait il y a un an que l'institut de recherche public sur la sidérurgie allait ouvrir «fin 2015», et «faire qu'il y ait plus d'emplois» dans l'emblématique vallée de la Fensch, douze mois plus tard, le chantier est toujours en cours. Si tout le monde souhaite encore croire aux promesses d'emplois, on parle aujourd'hui plus volontiers de maintien que de création.
Baptisé «Metafensch», l'institut, qui s'installera définitivement à Uckange (Moselle) au printemps 2016, a pour vocation de «penser l'avenir» de la métallurgie en lien permanent avec les industriels de la région, qui pourront s'en servir comme d'un outil de recherche et d'expérimentation. Trois fours de recherche de pointe seront installés - le dernier devrait arriver mi-2017 - et une quinzaine d'employés, chercheurs et techniciens seront en permanence sur le site pour aider à développer de nouvelles techniques et à appuyer les efforts de recherche et de développement des gros industriels, mais aussi des PME et PMI, de la vallée.


«Un chaînon manquant»


Concrètement, l'institut a été pensé pour permettre à ces acteurs de bénéficier d'outils et de cerveaux qu'ils ne peuvent pas toujours avoir en interne. Pour l'instant, «six projets ont été choisis après des tours de table avec les industriels de la région», explique le directeur de Metafensch, Neill McDonald. Asco Industrie est l'un d'entre eux.
Gilles Auclaire, directeur Recherche et développement chez le producteur d'acier, est ravi: «Quelque chose qui n'existait pas avant (...) qui comble un chaînon manquant». «Nous avons un centre de recherche, qui a des moyens qui sont les siens, des moyens développés», explique-t-il.


Applications tenues secrètes


«Mais quand on veut passer de la conception à l'industrialisation, parfois on doit passer par une échelle intermédiaire: c'est typiquement la vocation de l'outil Metafensch qui vient d'être créé». «Cela va nous permettre d'expérimenter de nouvelles solutions acier pour nos clients, pour tester si ce que l'on a conçu va leur servir», dit-il, enthousiaste.
Dans une région minée par les fermetures d'usines et les délocalisations, encore marquée par la fermeture de Florange, toute aide au maintien de l'industrie est bienvenue. Les applications concrètes des recherches sont tenues secrètes - propriété intellectuelle oblige. Mais plusieurs axes sont définis, avec en ligne de mire la réduction de déchets et la responsabilité écologique. Un meilleur recyclage des produits industriels - notamment les sièges de voitures - est notamment à l'étude.
(L'essentiel/AFP)



lundi 12 octobre 2015

ASSEMBLEE GENERALE DU SYNDICAT DU 10 OCTOBRE 2015


Ouverture de l’AG sous la présidence de François CHEVALLIER secrétaire-adjoint de l’UD FO Moselle et en présence de Lionel BELLOTTI secrétaire fédéral FO Métaux.

Est également présent : Le secrétaire de l’USM 57 Madame GOBERT Isabelle.

 

Minute de silence.

 

Rapport d’activité par le secrétaire et Situation actuelle du site de Florange :

 
Rapport d’activité par le secrétaire avec un retour sur les élections de 2015 et point(s) sur les changements de mandats du syndicat et de la fédération.

Rappels sur nos règles de fonctionnement et le règlement des cotisations.

Engagements pour l’avenir.

 

Prise en compte des problèmes et des revendications des salariés du site et

échanges avec les participants.

 

Vote du Rapport d’activité : pour à l’unanimité

 

Rapport de trésorerie par le trésorier

Approbation du rapport de trésorerie : à l’unanimité

 

Election du bureau du syndicat

Proposition à l’AG

  • Secrétaire général : CIMA Norbert élu à l’unanimité
  • Secrétaire adjoint : WEBER Frédéric  élu à l’unanimité
  • Trésorier : VALENTINI Agostino élu à l’unanimité
  • Trésorier adjoint: BRACH Jean-Luc élu à l’unanimité
  • Archiviste: MANGIN Jean élu à l’unanimité
  • Assesseur : GRIMMER Pascal élu à l’unanimité
  • Assesseur: HEMMERLE Stéphane élu à l’unanimité
  • Assesseur: HIRSCH Maurice élu à l’unanimité
  • Assesseur : RAMBOUR Luc élu à l’unanimité
  • Assesseur: MURER Thierry élu à l’unanimité

 

Elus à l’unanimité

 

Election du CONSEIL SYNDICAL

  • CIMA Norbert
  • GRIMMER Pascal
  • VALENTINI Agostino
  • BRACH Jean-Luc
  • MANGIN Jean
  • HIRSCH Maurice
  • HEMMERLE Stéphane
  • LEFEBVRE Sylvain
  • PIERRE Jérôme
  • CADARIO Marc
  • RAMBOUR Luc
  • STOCKER Fabrice
  • MURER Thierry
  • WEBER Frédéric
  • ZILLIOX Sébastien

 

Elus à l’unanimité

 

Nomination des délégués syndicaux :

 

- GRIMMER Pascal

- MANGIN Jean

- RAMBOUR Luc

 

Election de la commission des contrôles

HANG Bao, KOCYLA Jean-Michel et PIERRE Jérôme sont élus à l’unanimité.

 

Fin de réunion à 12H00

 
 
 
 
 

lundi 14 septembre 2015

France INFO : Article du 14 septembre 2015 ...

ArcelorMittal revient sur le devant de la scène. Après la fermeture de deux hauts fourneaux à Florange, en Moselle, en avril 2013, le groupe fait de nouveau parler de lui en multipliant ses sites de production.
Ce n’est pas la résurrection d’Arcelor qui n'a jamais quitté la scène. 2000 employés sont toujours sur le site de Florange. ArcelorMittal revient dans l'actualité, non pas que la crise de la sidérurgie en Europe soit terminée, mais la restructuration porte ses fruits. Le groupe s'est recentré sur les aciers spéciaux, notamment pour l’automobile… et ca roule.

Ce métal précieux a un nom : l’USIBOR

C’est un produit révolutionnaire. Il s’agit d’un acier revêtu d’aluminium. 20% plus léger que le métal traditionnel, il permet de réduire la consommation des véhicules. La demande est forte au nom des préoccupations environnementales des constructeurs.

Le contexte industriel a-t-il changé depuis l’épisode Florange, il y a deux ans ?

Le contexte industriel est toujours très tendu, et il faut faire face à la concurrence de l’aluminium, utilisé notamment dans par Ford pour la fabrication du Pickup, véhicule le plus vendu aux Etats-Unis. Le secteur est, aussi, plombé par la chute des cours du minerai de fer, sans compter avec les Incertitudes sur l’économie chinoise. Il y a quand même une éclaircie : le rebond du marché automobile en UE et USA, les 2 plus gros marchés de MITTAL. Les ventes de l’USIBOR progressent de 10% par an mais les capacités de production deviennent limitées.

L’Usibor est produit essentiellement à Florange. La production française va-t-elle monter en puissance ?
 

L’Usibor est produit à Florange, mais aussi à Mouzon (Est) et au Luxembourg. Le groupe va étendre sa production en Europe par l’Espagne. Deux sites vont ouvrir aux USA, d’autres encore au Brésil et en Chine. ArcelorMittal développe aussi un nouveau produit, un acier allégé baptisé Fortiform. 140 millions d’euros vont être investis en Belgique… pas en France. Chat échaudé craint l’eau froide.


mercredi 15 avril 2015

Challenges du 14 avril 2015 : Ce qu'il faut savoir sur la loi Florange...


La "saison" des assemblées générales est ouverte. Avec un enjeu qui devrait faire l'objet d'âpres discussions au sein de plusieurs groupes du CAC 40: la mise en oeuvre pour la première fois du droit de vote double, créé par la loi Florange. Rappel des principaux points de cette loi.
  • Ce que prévoit la loi Florange pour l'actionnariat 
Deux volets principaux sont inscrits au cœur de la loi Florange, promulguée le 29 mars 2014. Le premier contraint toute entreprise qui envisage de fermer un établissement de plus 1.000 salariés et de procéder à un licenciement collectif de passer d'abord par une première étape: la recherche d'un repreneur.
Le second, celui qui fait débat, a quant à lui pour objectif de soutenir l'actionnariat de long-terme via une mesure phare: la généralisation du droit de vote double pour les actionnaires inscrits au nominatif détenant leur titre depuis plus de deux ans. La loi confère donc à ces acteurs, présents depuis un certain temps au capital d'une entreprise, un pouvoir économique plus important non directement corrélé à une augmentation de leur participation.
  • Quelles sont les motivations à l'origine de la loi ?
La loi Florange a été votée avec l'objectif de "redonner des perspectives à l'économie réelle et à l'emploi industriel", dans un contexte marqué par l'arrêt des hauts fourneaux du site de Florange, en Moselle.
Dans son esprit, la loi prévoit le vote double afin de favoriser l'actionnariat à long-terme, en renforçant sa marge de manœuvre au détriment des pratiques opportunistes voir hostiles d'un actionnariat spéculateur.
  • Où en est le vote double ?
Cette mesure prend effet immédiatement, sauf en cas d'opposition des deux-tiers des votants lors de l'assemblée générale des actionnaires. Vinci était la première à essuyer les plâtres lors de son AG ce mardi 14 avril. Mais le dispositif s'est déjà répandu en France, puisque 22 entreprises du CAC 40 avaient préalablement institué ce système. A l'inverse, 11 autres ont déjà déposé une résolution visant à défendre le principe de la voix unique.
  • Pourquoi l'Etat-actionnaire remercie l'Etat-régulateur
L'Etat-actionnaire est finalement le grand gagnant de cette mesure instaurée par l'Etat-régulateur. En revendant une partie savamment étudiée de ses actions, le gouvernement peut espérer, sans renoncer à son influence économique, amasser une considérable plus-value.
Une étude Exane BNP Paribas dévoilée par les Echos évalue la part du capital que l'Etat pourrait revendre sans perdre son pouvoir de décision. A titre d'exemple, 10% du capital d'EDF pourraient être revendus, ainsi que 11,7% du capital de GDF Suez et 10,7% d'Orange. Au total, le bénéfice accumulé de l'ensemble des cessions envisageables se chiffrerait à 16,45 milliards d'euros.
La généralisation du dispositif du vote double ne va ainsi pas sans contrarier les investisseurs institutionnels, en particulier anglo-saxons, qui voient rouge à l'idée de la généralisation d'une mesure menaçant l'équilibre actuel entre l'influence des actionnaires et leur engagement économique.
  • Quels sont ses effets pervers ?
"Vous créez deux catégories d'actionnaires", déclare Denis Branche, directeur général délégué de la société Phitrust Active Investors et actionnaire du groupe Vivendi, à Bloomberg Business. "Il faut que la répartition entre le nombre d'actions et les droits de vote soit proportionnelle"."L'histoire récente de plusieurs grandes sociétés cotées en France oblige à reconnaître que le droit de vote double n'intéresse de fait que les investisseurs cherchant à exercer un contrôle de la société", déclare par ailleurs Phitrust Active Investors dans un communiqué.
Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi, vogue en effet aux côtés de l'Etat dans la croisade pour la défense du vote double. L'industriel breton a porté en moins de trois semaines sa participation dans le groupe de médias de 8 à 14,5%. Le conseil n'a en effet pour l'instant pas statué à l'encontre des mesures actionnariales de la loi Florange et l'adoption du vote double lors de sa prochaine AG le 17 avril permettrait à l'homme d'affaires de flirter avec la minorité de blocage.
"L'Etat français croit à l'actionnariat de long-terme," a déclaré le 9 avril le ministre de l'Economie Emmanuel Macron sur RTL. "Bolloré, dans sa bataille pour Vivendi, va dans la même direction et a tout mon soutient". Même combat donc, pour l'industriel et le gouvernement.



mardi 24 février 2015

FO, CGT, et solidaires appellent à une grève interprofessionnelle le 9 avril :

 
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FO, la CGT et Solidaires appellent à une journée de grève interprofessionnelle de lutte contre les mesures d’austérité le jeudi 9 avril ont annoncé ces organisations le 17 février, à l’issue d’une rencontre intersyndicale qui a eu lieu à Paris au siège de la Confédération FO.
Par cette action qui doit permettre de « faire converger » les revendications et « exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent », il s’agit de « s’engager dans un processus de mobilisation » ont souligné les trois organisations.
Les structures syndicales invitent ainsi « les retraités-es et les chômeurs-ses à se mobiliser et appellent l’ensemble des salariés-es, du public et du privé », à cette journée de grève interprofessionnelle mais aussi à manifester. « Les modalités d’action pour manifester vont se construire d’ici le 9 avril » a précisé pour FO le secrétaire confédéral Pascal Pavageau qui participait avec Michèle Biaggi à cette intersyndicale.
Assistant à la rencontre intersyndicale, la FSU a fait part de son absence de mandat ne lui permettant donc pas pour l’instant de se prononcer sur sa participation éventuelle à la journée d’action. L’organisation donnera sa décision début mars.

Construire le rapport de force

 
Cette décision d’action commune contre l’austérité avait été largement évoquée au début du mois de février lors du XXIIIe Congrès de la Confédération FO qui se tenait du 2 au 6 février à Tours. En conclusion de la résolution générale adoptée à une large majorité, les 3 000 délégués avaient en effet appelé à « construire le rapport de force à même de faire reculer le gouvernement et le patronat ».
Dans ce cadre et dans le prolongement du rassemblement national du 16 décembre à Paris, organisé par FO et qui avait « permis de réaffirmer les positions et revendications », le Congrès avait donc arrêté « le principe d’une journée nationale de grève interprofessionnelle ».
Au diapason avec les propos de Jean-Claude Mailly, prônant de « passer à l’étape supérieure » pour « contrer cette austérité suicidaire », les délégués avaient acté au sein de la résolution générale la demande de « l’arrêt de l’austérité » notamment au travers du « retrait du pacte de responsabilité » mais aussi de celui du projet de loi Macron ou encore de la réforme territoriale.
A l’issue du Congrès, la Confédération FO avait pris contact avec les sept autres organisations syndicales afin d’organiser une rencontre qui jette les bases des modalités d’une action commune contre l’austérité. La CGT, la FSU et Solidaires avaient immédiatement répondu favorablement à cet appel. A l’instar de FO, la CGT évoquait dès ce début février la nécessité d’organiser une journée de mobilisation pour contester la politique d’austérité.