lundi 8 février 2016


Florange. Les patrons appellent à la manif. L'éventuelle entrée de la Chine dans l'organisation mondiale du commerce (OMC) alarme tous les responsables de la sidérurgie européenne.
© L'Est Républicain, Républicain Lorrain, Vosges Matin, Dimanche le 07 Février 2016 / Ouverture Région Lorraine / Florange



En décembre, la Fédération européenne de la sidérurgie (Eurofer) et l'ensemble des syndicats continentaux signaient déjà une déclaration commune dénonçant l'exportation, à perte, d'acier chinois vers l'Europe et appelant l'Union européenne à prendre des mesures contre le dumping social et environnemental de la Chine.

Le 15 février à Bruxelles

Pour le directeur d'Eurofer, Axel Eggert, accorder à la Chine le statut d'économie de marché menacerait la quasi-totalité des 330.000 emplois du secteur européen de la sidérurgie. Face à cette menace, à l'occasion d'une réunion de l'IndustrieAll (comité européen de l'acier regroupant, patrons, syndicats et représentants gouvernementaux), l'idée d'une manifestation de tous les salariés européens devant la commission de Bruxelles a été émise. Sans unanimité des syndicats, Eurofer a pris les devants pour organiser le rendez-vous.


Inédit dans l'histoire du sidérurgiste, la direction d'ArcelorMittal Atlantique-Lorraine appelle ainsi tous ses salariés à défiler à Bruxelles, le 15 février. « La participation à cette marche sera assimilée à une journée de travail », précise le tract de la direction. Le sidérurgiste met à disposition bus et casse-croûte !


Même si le constat du danger des importations chinoises est unanime, l'initiative patronale embarrasse visiblement les syndicats, pas tous prêts à défiler main dans la main avec leurs dirigeants. Chez ArcelorMittal, CFDT et CGT ont choisi de ne pas s'associer à la manifestation, mais la CFE-CGC sera bien représentée.


FO a laissé le choix à chaque section de participer ou non à la marche.


Reste à voir quelle sera la mobilisation. Quoi qu'il en soit, pour tous les représentants syndicaux, l'initiative témoigne en tous les cas d'une situation très préoccupante pour les usines européennes.




L. BO. / R.L du 07 février 2016

PRESSE CHALLENGES DU 07 FEVRIER 2016

PARIS (Reuters) - Les ministres de sept pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, exhortent l'Union européenne à prendre des mesures destinées à protéger le secteur sidérurgique européen de la concurrence jugée déloyale de la Chine et de la Russie.


Dans une lettre datée de vendredi que Reuters a pu consulter, les cosignataires, parmi lesquels le Français Emmanuel Macron, s'inquiètent de l'état de cette industrie en Europe.
"(Elle) est confrontée à des pratiques commerciales déloyales récurrentes dans un contexte de forte concurrence internationale intensifiée par une situation de surcapacité internationale", peut-on lire dans ce courrier.


"L'Union européenne ne peut rester passive lorsque l'augmentation des pertes d'emplois et des fermetures d'aciéries montre qu'il existe un risque important et imminent d'effondrement du secteur européen de l'acier", lit-on également.


"Nous lançons conjointement un appel aux institutions européennes à utiliser tous les moyens disponibles et à agir fortement pour répondre à ce nouveau défi", écrivent encore les ministres.
Cette lettre est adressée à Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne, et aux commissaires Elzbieta Bienkowska et Cecilia Malmström, respectivement chargées de l'Industrie et du Commerce, ainsi qu'au ministre de l'Industrie des Pays-Bas, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l'UE.


Parmi les signataires figurent, outre les ministres français, allemand et britannique, des représentants polonais, italien, belges et luxembourgeois.



"ANTIDUMPING"


Emmanuel Macron est à l'origine de cette démarche, dit-on au ministère français de l'Economie.
"Les ministres signataires ont voulu donner un signal de mobilisation à la Commission européenne et à leur collègue pour que les procédures européennes antidumping soient activées plus souvent et plus vite", précise-t-on à Bercy.
"L'idée du ministre était d'agir vite et de lancer à la fois un signal un peu ferme de mobilisation, mais aussi de jouer le jeu européen", ajoute-t-on.
La Commission européenne s'était déjà saisie de ce dossier, dans lequel la Chine et la Russie sont accusées de tirer les cours mondiaux vers le bas.
Récemment, Cecilia Malmström a adressé une lettre au ministre chinois du Commerce pour appeler Pékin à réduire ses surcapacités tout en annonçant l'ouverture, dans le courant du mois de février, de trois nouvelles enquêtes sur les importations d'acier en provenance de Chine.


La commissaire européenne a également exprimé son inquiétude face au bond d'environ 50% des exportations chinoises constaté en 2015 et à la chute des prix qui en a résulté, de moitié pour certains produits.


Mais les signataires attendent une réaction plus ferme de l'UE.


"En premier lieu, la Commission devrait recourir pleinement et de manière appropriée à la gamme complète des instruments de politique commerciale de l'UE pour lutter contre le commerce déloyal", lit-on dans la lettre du 5 février.


"Cela comprend l'adoption de mesures rapides et appropriées dans les cas antidumping en cours, tels que l'enquête sur les produits plats en acier laminé à froid originaires de Russie et de Chine", poursuivent les ministres.


Selon la Fédération européenne de l'acier (Eurofer), l'industrie sidérurgique a perdu 85.000 emplois depuis 2008.




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jeudi 28 janvier 2016

PRESSE: CHALLENGE du 26 janvier 2016 ...

La nouvelle est tombée hier. Et elle est bonne: pour la première fois depuis cinq ans, la production mondiale d’acier a baissé ! C’est l’Association mondiale de l’acier qui l’a annoncée. Certes, la baisse est encore timide (-2,8%). Et la Chine, grand responsable des surcapacités mondiales puisqu’elle produit la moitié des brames et coils stockés faute de demande, continue de les déverser à prix cassés dans les marchés occidentaux - les exportations d’acier chinois ont bondi de 22% en 2015 à 102 millions de tonnes. Il n’empêche. Cette nouvelle inespérée a permis au leader mondial du secteur, ArcelorMittal, de retrouver quelques couleurs en Bourse (+6%). Il était temps. Car depuis un an, son action a été divisée par trois. Et touche un plancher jamais atteint depuis la fusion de Mittal avec Arcelor, en 2006, à peine supérieur à trois euros! Une situation intenable qui relance les spéculations sur une nécessaire augmentation de capital à venir. La dernière – de quatre milliards de dollars – date seulement de 2013. Depuis, les signaux sont restés désespérément au rouge. La question des surcapacités qui ne sont pas sans rappeler le marasme qui touche aujourd’hui toute l’industrie pétrolière, avec la Chine dans le rôle de l’OPEP, n’est pas seule en cause. La sidérurgie européenne se heurte aussi à la politique de l’Union européenne. La politique environnementale d’une part. La Commission européenne a par ailleurs décidé l’été dernier, de revoir le système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre. Le nouvel objectif est fixé à -40% de CO2 en 2030 par rapport à 1990. Une décision qui coûterait, selon Aditya Mittal, le directeur général d’ArcelorMittal, « entre cinq et dix milliards d’euros au groupe, ce qui est parfaitement irréaliste ». D’autre part, la diplomatie économique de l’UE est également mise en cause. Certes, la Commission européenne tente d’imposer des mesures anti-dumping à certaines importations d’acier chinois. Mais en même temps, elle envisage d’accorder à la Chine le statut d’économie de marché, dans le cadre de l’OMC. Ce statut sortirait alors d’emblée tous les produits importés chinois du radar des droits de douane européens. Des milliers d'emplois disparaissent Une catastrophe pour les producteurs européens. De passage à Paris, le 5 octobre, le directeur général du sidérurgiste ArcelorMittal, Aditya Mittal n’avait pas voilé sa menace: « Si ça continue, nous serons obligés de reconsidérer notre empreinte industrielle en Europe. » Il était alors « trop tôt pour dire où et quand ». Rappelant que, sur le continent, il a l’embarras du choix: « Nous employons 100.000 personnes, sur 400 sites déployés dans 17 pays en Europe. » D’autres ont commencé à en tirer les conséquences. En l’espace de quelques semaines, cet automne, le groupe thaïlandais SSI supprimait 1.700 postes ; le britannique Caparo Industries étaient placé en redressement judiciaire menaçant 1.700 emplois ; et Tata Steel annonçait la suppression de 1.200 postes. Et depuis janvier, l’onde de choc arrive en France. Tata Steel cherche désormais aussi un repreneur pour son usine de rails à Hayange en Lorraine (450 salariés). Et le russe NLMK vient d’annoncer la fermeture de son site de Beautor dans l’Aisne (209 salariés). Quant à Mittal, à son tour, il vient de mettre sa menace à exécution. En fermant son site de production espagnol de Sestao, au Pays basque, d’une capacité de 1,5 million de tonnes, le géant mondial de l’acier veut faire passer le message à l’Union européenne : retenez-moi ou je fais un malheur ! ...

vendredi 11 décembre 2015

Certains lisent le passé, d'autres tentent de prédire l'avenir. Assurons ensemble le présent.


“ VOTRE ÉQUIPE FO Florange” vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’ANNEE ET une excellente année 2016.


Qu'elle soit remplie de bonheur pour vous et pour vos proches. Que vos rêves se réalisent de manière prospère, avec santé et réussite.

mercredi 2 décembre 2015

«Metafensch» pas prêt avant le printemps 2016



UCKANGE - Promis alors que les hauts-fourneaux de Florange refroidissaient à peine, l'institut de recherche public sur la sidérurgie a pris du retard...





 Alors que François Hollande promettait il y a un an que l'institut de recherche public sur la sidérurgie allait ouvrir «fin 2015», et «faire qu'il y ait plus d'emplois» dans l'emblématique vallée de la Fensch, douze mois plus tard, le chantier est toujours en cours. Si tout le monde souhaite encore croire aux promesses d'emplois, on parle aujourd'hui plus volontiers de maintien que de création.
Baptisé «Metafensch», l'institut, qui s'installera définitivement à Uckange (Moselle) au printemps 2016, a pour vocation de «penser l'avenir» de la métallurgie en lien permanent avec les industriels de la région, qui pourront s'en servir comme d'un outil de recherche et d'expérimentation. Trois fours de recherche de pointe seront installés - le dernier devrait arriver mi-2017 - et une quinzaine d'employés, chercheurs et techniciens seront en permanence sur le site pour aider à développer de nouvelles techniques et à appuyer les efforts de recherche et de développement des gros industriels, mais aussi des PME et PMI, de la vallée.


«Un chaînon manquant»


Concrètement, l'institut a été pensé pour permettre à ces acteurs de bénéficier d'outils et de cerveaux qu'ils ne peuvent pas toujours avoir en interne. Pour l'instant, «six projets ont été choisis après des tours de table avec les industriels de la région», explique le directeur de Metafensch, Neill McDonald. Asco Industrie est l'un d'entre eux.
Gilles Auclaire, directeur Recherche et développement chez le producteur d'acier, est ravi: «Quelque chose qui n'existait pas avant (...) qui comble un chaînon manquant». «Nous avons un centre de recherche, qui a des moyens qui sont les siens, des moyens développés», explique-t-il.


Applications tenues secrètes


«Mais quand on veut passer de la conception à l'industrialisation, parfois on doit passer par une échelle intermédiaire: c'est typiquement la vocation de l'outil Metafensch qui vient d'être créé». «Cela va nous permettre d'expérimenter de nouvelles solutions acier pour nos clients, pour tester si ce que l'on a conçu va leur servir», dit-il, enthousiaste.
Dans une région minée par les fermetures d'usines et les délocalisations, encore marquée par la fermeture de Florange, toute aide au maintien de l'industrie est bienvenue. Les applications concrètes des recherches sont tenues secrètes - propriété intellectuelle oblige. Mais plusieurs axes sont définis, avec en ligne de mire la réduction de déchets et la responsabilité écologique. Un meilleur recyclage des produits industriels - notamment les sièges de voitures - est notamment à l'étude.
(L'essentiel/AFP)



lundi 12 octobre 2015

ASSEMBLEE GENERALE DU SYNDICAT DU 10 OCTOBRE 2015


Ouverture de l’AG sous la présidence de François CHEVALLIER secrétaire-adjoint de l’UD FO Moselle et en présence de Lionel BELLOTTI secrétaire fédéral FO Métaux.

Est également présent : Le secrétaire de l’USM 57 Madame GOBERT Isabelle.

 

Minute de silence.

 

Rapport d’activité par le secrétaire et Situation actuelle du site de Florange :

 
Rapport d’activité par le secrétaire avec un retour sur les élections de 2015 et point(s) sur les changements de mandats du syndicat et de la fédération.

Rappels sur nos règles de fonctionnement et le règlement des cotisations.

Engagements pour l’avenir.

 

Prise en compte des problèmes et des revendications des salariés du site et

échanges avec les participants.

 

Vote du Rapport d’activité : pour à l’unanimité

 

Rapport de trésorerie par le trésorier

Approbation du rapport de trésorerie : à l’unanimité

 

Election du bureau du syndicat

Proposition à l’AG

  • Secrétaire général : CIMA Norbert élu à l’unanimité
  • Secrétaire adjoint : WEBER Frédéric  élu à l’unanimité
  • Trésorier : VALENTINI Agostino élu à l’unanimité
  • Trésorier adjoint: BRACH Jean-Luc élu à l’unanimité
  • Archiviste: MANGIN Jean élu à l’unanimité
  • Assesseur : GRIMMER Pascal élu à l’unanimité
  • Assesseur: HEMMERLE Stéphane élu à l’unanimité
  • Assesseur: HIRSCH Maurice élu à l’unanimité
  • Assesseur : RAMBOUR Luc élu à l’unanimité
  • Assesseur: MURER Thierry élu à l’unanimité

 

Elus à l’unanimité

 

Election du CONSEIL SYNDICAL

  • CIMA Norbert
  • GRIMMER Pascal
  • VALENTINI Agostino
  • BRACH Jean-Luc
  • MANGIN Jean
  • HIRSCH Maurice
  • HEMMERLE Stéphane
  • LEFEBVRE Sylvain
  • PIERRE Jérôme
  • CADARIO Marc
  • RAMBOUR Luc
  • STOCKER Fabrice
  • MURER Thierry
  • WEBER Frédéric
  • ZILLIOX Sébastien

 

Elus à l’unanimité

 

Nomination des délégués syndicaux :

 

- GRIMMER Pascal

- MANGIN Jean

- RAMBOUR Luc

 

Election de la commission des contrôles

HANG Bao, KOCYLA Jean-Michel et PIERRE Jérôme sont élus à l’unanimité.

 

Fin de réunion à 12H00

 
 
 
 
 

lundi 14 septembre 2015

France INFO : Article du 14 septembre 2015 ...

ArcelorMittal revient sur le devant de la scène. Après la fermeture de deux hauts fourneaux à Florange, en Moselle, en avril 2013, le groupe fait de nouveau parler de lui en multipliant ses sites de production.
Ce n’est pas la résurrection d’Arcelor qui n'a jamais quitté la scène. 2000 employés sont toujours sur le site de Florange. ArcelorMittal revient dans l'actualité, non pas que la crise de la sidérurgie en Europe soit terminée, mais la restructuration porte ses fruits. Le groupe s'est recentré sur les aciers spéciaux, notamment pour l’automobile… et ca roule.

Ce métal précieux a un nom : l’USIBOR

C’est un produit révolutionnaire. Il s’agit d’un acier revêtu d’aluminium. 20% plus léger que le métal traditionnel, il permet de réduire la consommation des véhicules. La demande est forte au nom des préoccupations environnementales des constructeurs.

Le contexte industriel a-t-il changé depuis l’épisode Florange, il y a deux ans ?

Le contexte industriel est toujours très tendu, et il faut faire face à la concurrence de l’aluminium, utilisé notamment dans par Ford pour la fabrication du Pickup, véhicule le plus vendu aux Etats-Unis. Le secteur est, aussi, plombé par la chute des cours du minerai de fer, sans compter avec les Incertitudes sur l’économie chinoise. Il y a quand même une éclaircie : le rebond du marché automobile en UE et USA, les 2 plus gros marchés de MITTAL. Les ventes de l’USIBOR progressent de 10% par an mais les capacités de production deviennent limitées.

L’Usibor est produit essentiellement à Florange. La production française va-t-elle monter en puissance ?
 

L’Usibor est produit à Florange, mais aussi à Mouzon (Est) et au Luxembourg. Le groupe va étendre sa production en Europe par l’Espagne. Deux sites vont ouvrir aux USA, d’autres encore au Brésil et en Chine. ArcelorMittal développe aussi un nouveau produit, un acier allégé baptisé Fortiform. 140 millions d’euros vont être investis en Belgique… pas en France. Chat échaudé craint l’eau froide.